Tu nous sauveras, Grosse Bertha ! Conte de billes à roulement, voulant rouler à toute vitesse…

Nous pourrions conter beaucoup d’histoire sur comment extraire une cuvette fixe d’un boîtier de pédalier.

Sur la planète où le vélo n’existe pas sous sa forme terrestre les pièces et méthodes de mécanique sont diverses et sortent d’une grande machinerie pour ne pas dire d’une folie imaginaire. Fermez les yeux, et imaginez deux petites minutes dans quel monde nous vivons. Imaginons ensemble une vie colorée où les roulements à billes d’axe de pédalier sont composés de billes, toutes d’une couleur différente les unes des autres pour préserver leur authenticité et leur fonction unique à toutes. Rose, vert, bleu, magenta, dorée à paillettes… Bref, chacune possède son truc à elle et chacune connait sa place et s’y sent bien ! Arrive un jour où toutes ces billes commencent à prendre de la distance, le projet commun ne résonnant plus comme au commencement entre elles. Cherchant une issue de secours, trois billes sur six font tout pour se déformer et ne plus être rondes. La forme cylindrique empêche les billes de s’échapper du cône qui les retient dans le boîtier. En se déformant, les billes ont plus de chance de s’enfuir et glisser sur le sol de la vie…

Oui mais alors, une injustice se laisse surprendre dans le mécanisme du boîtier de pédalier, où cohabite justement ces petites billes : D’un côté une cuvette mobile que nous pouvons analogiser avec une fenêtre. La cuvette mobile se trouve du côté droit du vélo, dans notre monde et sur cette planète. D’ailleurs le nom de cette planète est Timütid et se prononce « Limonade » pour nous. Parenthèse fermée ! Cette cuvette mobile peut donc s’ouvrir, rester ouverte, être complètement fermée ou être en battant. Quand la cuvette mobile est complètement serrée comme une fenêtre complètement fermée, les billes ne peuvent même plus bouger et l’axe de pédalier non plus. Il faut alors réajuster son serrage de cuvette mobile. C’est grâce à cette cuvette mobile que les billes peuvent s’épanouir à danser comme de dingues du dancefloor si le serrage de cette dernière leur laisse assez d’espace et de droit à l’épanouissement par le mouvement. Cela dit, la cuvette fixe, elle, ressemble plutôt à une porte fermée à double tour sans réelle marge d’ouverture. La cuvette fixe fonctionne en équipe avec la cuvette mobile. D’un côté, nous avons une pièce qui connait bien sa position et n’est plus prête à bouger une fois dans son rôle, de l’autre nous faisons face à une pièce qui préfère être en battant, à moitié fermée donc à moitié ouverte.

Les trois billes en question cherchant à s’échapper se trouve du côté de la cuvette fixe… Miséricorde, pauvres billes ! Elles se retrouve face à une porte bien scellée et n’ont aucun moyen d’en sortir. Et c’est ici qu’arrive la grosse bertha, une héroïne pouvant se scinder en deux afin d’atteindre cette rugueuse et borgne cuvette fixe pour libérer les billes coincées du côté gauche du vélo. Pour atteindre le côté gauche du vélo, la grosse bertha se faufile par le côté droit avec une de ses parties et une fois installée à l’intérieur du vélo au niveau où le boîtier de pédalier se pose, son autre partie vient comme un aimant se refixer à elle par l’extérieur. Une fois réunit en une seule pièce, la grosse bertha active ses pouvoirs et tourne dans le sens des aiguilles d’une montre pour dévisser la cuvette fixe qui elle, ne fait jamais le poids devant G.B alias grosse Bertha.

Et c’est ainsi que les billes colorées contraintes de rester bien en place sous le pouvoir des biclous un peu ronchons et conservateurs ont réussi à s’échapper pour vivre libres et comme elles l’entendent. Aujourd’hui, les trois billes en question ont fondé le club des biloutes situé à Rulabugï prononcé « rutabaga » sur Terre avec comme emblème, la figure majestueuse de la grosse bertha !

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